Mademoiselle Whiard
Danseuse, Casino de Paris
Active circa 1898–1915

Mademoiselle Whiard était une danseuse professionnelle de music-hall qui se produisait au Casino de Paris durant la Belle Époque, période où la culture scénique parisienne s’épanouissait grâce au spectacle, à l’innovation et à la fantaisie théâtrale. Bien qu’elle ne fût pas une vedette, Whiard appartenait à l’élite des danseurs talentueux dont les prestations animaient les grandes revues qui ont marqué l’époque.

Son existence est attestée par des photographies publicitaires officielles réalisées pour le Casino de Paris, notamment des portraits de studio portant la mention « AN Paris », associée au célèbre Atelier Nadar. Ces images, créées à des fins promotionnelles, témoignent du statut professionnel reconnu de Whiard. Le costume élaboré qu’elle porte – orné de guirlandes de fleurs, de couleurs vives et de formes évoquant des oursins – incarne l’esthétique imaginative des revues de music-hall du début du XXe siècle, où le mouvement, l’ornementation et l’exubérance visuelle étaient au cœur du spectacle.

Comme beaucoup de danseuses de son temps, Whiard a laissé peu de traces écrites. Les danseuses de chœur et les artistes de premier plan étaient essentiels au succès des grandes productions, pourtant leurs noms et leurs carrières étaient rarement conservés au-delà des programmes et des photographies. Les images qui nous sont parvenues offrent ainsi un aperçu rare du quotidien des artistes de scène parisiennes dont les contributions ont façonné la culture populaire, mais qui sont restées largement méconnues.

Ce tableau fait sortir Mademoiselle Whiard de l’ombre de l’histoire, la mettant à l’honneur à la fois comme artiste et comme représentante des nombreuses femmes dont le talent a fait vivre les grands music-halls parisiens à l’aube de l’ère moderne.

Gaby Deslys (1881-1920)

Gaby Deslys accède à la célébrité internationale grâce à ses prestations au Casino de Paris et sur les plus grandes scènes de music-hall. Elle captive le public par ses costumes somptueux et sa présence scénique d’une modernité saisissante. Ses performances brouillent les frontières entre danse, mode et construction de son propre mythe.

Admirée par de puissants mécènes, notamment des membres de la royauté européenne, Deslys reçoit en cadeau des bijoux extravagants, en particulier des perles, qui deviennent partie intégrante de son image publique et contribuent à l’aura de glamour qui l’entoure sur scène comme en dehors.

Ces dernières années, critiques et historiens ont comparé Deslys à Lady Gaga, figure emblématique de la Belle Époque. Cette comparaison souligne son audace, son inventivité visuelle et sa maîtrise du spectacle. Bien que séparées par un siècle, ces deux personnalités illustrent comment la performance peut devenir une forme d’expression de soi immersive et provocatrice.

Renommée internationale

  • Elle se produisit à Londres et à New York
  • Elle joua à Broadway et participa à des revues qui firent découvrir le style parisien au public international
  • Elle devint l’une des artistes les mieux payées de son époque

Fin de carrière et décès

  • Sa carrière fut interrompue par la Première Guerre mondiale

Elle mourut jeune, à 38 ans, durant la pandémie de grippe de 1918-1920.

Miss Dolly, danseuse au Moulin Rouge durant l’entre-deux-guerres, incarne l’esprit moderne des spectacles de music-hall parisiens. Photographiée par un grand studio parisien, son image reflète l’audace théâtrale et l’assurance juvénile qui caractérisaient les revues du Moulin Rouge dans les années 1920 et au début des années 1930. Comme pour nombre de danseuses professionnelles de son époque, sa carrière est principalement préservée grâce à des photographies publicitaires, qui constituent aujourd’hui de rares témoignages visuels d’artistes dont la contribution a façonné le divertissement populaire, tout en restant largement méconnue.

Noville

Artiste de music-hall, Paris

Photographie de Waléry, Paris, vers 1913-1916

Ce portrait en studio représente Noville, artiste de music-hall parisienne active durant les années précédant et pendant la Première Guerre mondiale. Photographiée par Waléry, l’un des plus importants chroniqueurs de la vie théâtrale parisienne, l’image reflète la fascination de l’époque pour la modernité identitaire et l’expérimentation scénique.

Noville apparaît vêtue d’un costume androgyne, presque travesti – haut-de-forme, canne, veste cintrée et jambes nues –, un style qui devint populaire sur les scènes parisiennes, les artistes remettant en question les conceptions conventionnelles de la féminité et du spectacle. La pose allie élégance et défi discret, soulignant la maîtrise, l’assurance et une conscience théâtrale affirmée.

Comme beaucoup d’artistes de music-hall de sa génération, la carrière de Noville est principalement préservée grâce à ces photographies publicitaires, qui constituent aujourd’hui de rares témoignages visuels d’artistes ayant façonné la culture populaire du début du XXe siècle, tout en restant largement méconnus.

Amanda

Danseuse, Spark’s Ballet, Moulin Rouge
Paris, vers 1925-1930

Cette photographie publicitaire coloriée à la main représente Amanda, danseuse du Spark’s Ballet, la compagnie résidente du Moulin Rouge durant l’entre-deux-guerres. Le Spark’s Ballet était au cœur des revues du Moulin Rouge, apportant la précision, l’énergie et le rythme visuel qui caractérisaient les spectacles de l’âge du jazz.

Amanda apparaît vêtue d’un costume de revue éclatant, composé d’une jupe courte structurée et d’une coiffe à plumes, conçu pour accentuer ses mouvements et son sens théâtral. Ses bras levés et ses jambes croisées reflètent les poses stylisées prisées dans l’imagerie publicitaire du Moulin Rouge, qui mettait l’accent sur la vitalité, l’élégance et la féminité moderne.

Comme beaucoup de danseuses professionnelles de sa génération, Amanda était présentée comme membre d’un ensemble plutôt que comme une étoile. Sa carrière, à l’instar de celles de nombreuses danseuses de revue et de ballet, nous est parvenue principalement grâce à ces photographies, qui constituent aujourd’hui de rares témoignages visuels de ces femmes dont le travail a nourri la culture du music-hall parisien, tout en restant largement méconnu.

Une danseuse du Moulin Rouge, à la fin des années 1920, est ici immortalisée dans un portrait publicitaire plein de vie, reflétant l’exubérance des spectacles de music-hall parisiens durant les Années folles. Sa pose dynamique et son costume aux couleurs éclatantes incarnent l’esprit moderne, l’athlétisme et la théâtralité espiègle qui caractérisaient les revues du Moulin Rouge entre les deux guerres.

Lenzi, danseuse aux Folies Bergère, est ici représentée sur une photographie publicitaire coloriée à la main datant du début des années 1920. Son costume fantaisiste et son cor surdimensionné témoignent de l’importance accordée par les Folies Bergère à la nouveauté, à l’humour et à la fantaisie visuelle, caractéristiques des spectacles de music-hall parisiens de l’après-guerre. À l’instar de nombreuses danseuses de sa génération, l’héritage de Lenzi perdure grâce à ces images, qui préservent la vitalité et l’inventivité de la culture des revues de l’entre-deux-guerres.

Mademoiselle Jo, danseuse au Casino de Paris, est représentée ici sur une photographie publicitaire coloriée à la main datant de la fin des années 1920. Son costume élaboré et sa pose assurée de dos illustrent l’importance accordée au spectacle, au glamour et à l’audace visuelle qui caractérisaient les revues du Casino de Paris durant l’entre-deux-guerres.

Jin, danseuse au Casino de Paris, apparaît sur une photographie publicitaire coloriée à la main datant de la fin des années 1920. Son costume audacieux et sa pose stylisée reflètent le glamour moderne et l’audace visuelle qui caractérisaient les revues du Casino de Paris durant l’entre-deux-guerres.

Mademoiselle Marcelle, danseuse au Casino de Paris, est représentée ici sur une photographie publicitaire coloriée à la main datant de la fin des années 1920. Son costume enjoué et sa pose assurée reflètent l’importance accordée au spectacle, à l’humour et au design moderne qui caractérisait les revues du Casino de Paris durant l’entre-deux-guerres.

Les Sœurs Dolly (Jenny et Rosie)

  • Nées en 1892 en Hongrie – sœurs jumelles Janka et Roszika Deutsch
  • Années d’activité : environ 1910-1930
  • Connues pour : leur danse parfaitement synchronisée, leurs costumes somptueux et leur glamour

Faits marquants de leur carrière

  • Débuts dans le vaudeville new-yorkais et les Ziegfeld Follies (1911-1913)
  • Vedettes des revues londoniennes, puis du Casino de Paris et des Folies Bergère (1914-1929)
  • Apparitions dans quelques films muets, dont « The Million Dollar Dollies » (1918)

Relations célèbres

  • Liées sentimentalement à des admirateurs fortunés tels que Harry Selfridge, Bernard Grieve et Irving Netcher
  • Connues pour leurs bijoux extravagants, leur goût du jeu et leur vie nocturne mondaine

Après la gloire

  • Jenny gravement blessée dans un accident de voiture en 1933 ; Décédée en 1941
  • Rosie a vécu dans la discrétion et est décédée en 1970

Héritage

  • Icônes des Années folles : leur style en miroir a inspiré les Rockettes et le film des années 1940, Les Dolly Sisters, avec Betty Grable.

Mademoiselle Zazani

Danseuse, Casino de Paris
Active circa 1927-1931

Mademoiselle Zazani était une danseuse vedette du Casino de Paris à la fin des années 1920, période où l’établissement s’adonnait à des expérimentations audacieuses et à une extravagance visuelle. Bien que sa biographie soit peu connue, sa présence est préservée grâce à un petit nombre de photographies publicitaires officielles où elle apparaît sous son nom de scène, vêtue de costumes oniriques et théâtraux saisissants.

Les images conservées montrent Zazani dans plusieurs costumes distincts, chacun conçu comme une forme de spectacle plutôt que comme un vêtement narratif. Un costume la présente dans un motif céleste, dominé par une coiffe sculpturale en forme d’étoile et des ornements en forme d’étoile suspendus qui transforment la danseuse en une figure lumineuse et symbolique. Un autre la représente dans un ensemble architectural ou ludique, composé de formes géométriques superposées et de figurines fantaisistes, reflétant le goût du Casino de Paris pour l’humour, l’abstraction et la surprise visuelle. Une variante géométrique très proche, probablement photographiée lors de la même revue, révèle de subtiles variations de pose et d’ornementation, suggérant que ces costumes s’inscrivaient dans un concept visuel cohérent plutôt que d’être des créations isolées.

Sur toutes les images connues, le corps de Zazani sert de support à un costume qui se fait architecture. Ses performances privilégient la mise en scène, la symétrie et l’impact visuel au détriment du personnage ou de la narration, la rattachant ainsi à une catégorie de danseuses de music-hall de la fin des années 1920, sélectionnées pour leur originalité et leur inventivité visuelle. L’utilisation constante de son nom de scène sur ces images confirme qu’elles documentent une période brève mais intense d’activité professionnelle au Casino de Paris.

Aujourd’hui, ces photographies constituent de rares témoignages d’une artiste dont l’identité était indissociable du costume et du spectacle. Zazani incarne l’époque où le music-hall parisien transformait les danseuses en emblèmes vivants du design moderne, où la biographie s’effaçait au profit de l’imagination visuelle.

Jouer avec les hommes

Mademoiselle Zazani, danseuse au Casino de Paris, est ici représentée dans un costume de fantaisie élaboré, typique des revues de music-hall parisiennes de l’entre-deux-guerres. Photographiée par un grand studio parisien, l’image reflète l’importance accordée au spectacle, à l’humour et à la scénographie imaginative qui caractérisait les productions du Casino de Paris à la fin des années 1920 et au début des années 1930.

Minnie Ashley en Cupidon

Photographie de Moreno & Lopez, New York, vers 1898

Gracieusement perchée sur un piédestal, l’arc bandé et les ailes déployées, Minnie Ashley (née Pauline Floyd, 1882–1946) incarne à la fois l’innocence et la séduction théâtrale dans ce portrait de la fin de l’époque victorienne. Vêtue en Cupidon, le messager classique de l’amour, Ashley compte parmi les artistes les plus admirées de la scène de la comédie musicale new‑yorkaise du fin de siècle.

Révélée dans des productions telles que InGayNewYork (1896) et TheRunawayGirl (1898), Ashley symbolise une nouvelle forme de célébrité scénique : enjouée, élégante et pleinement consciente de son image mythifiée. Sous l’objectif de photographes tels que Moreno & Lopez, ses rôles théâtraux deviennent des icônes de la féminité moderne, reliant l’allégorie antique au faste du tournant du siècle.

L’éclairage doux de l’atelier et la mise en scène féerique transforment ce portrait publicitaire en une véritable vision onirique : une interprète littéralement élevée au rang de mythe. Aujourd’hui, cette photographie demeure à la fois un témoignage de la culture théâtrale de l’âge d’or américain et une célébration du grand art du portrait photographique naissant.

ZiegfeldGirl»GladysGlad en costume de «ButterflyGirl»

Photographie, vers1920

Avec ses ailes irisées déployées derrière elle et une ombrelle délicatement tenue au‑dessus de sa tête, GladysGlad(18941967) incarne la beauté aérienne et la modernité flamboyante de l’ère des ZiegfeldFollies. Danseuse, mannequin et artiste de scène new‑yorkaise, Gladys Glad s’impose sur les planches au cours des années 1910 et 1920, lorsque les revues somptueuses de Florenz Ziegfeld érigeaient les chorusgirls en véritables icônes de glamour.

Dans son costume de ButterflyGirl — un subtil mariage de fantaisie et de mode — Gladys Glad relie l’imaginaire classique à l’exubérance du JazzAge. Ses ailes vaporeuses et les reflets chatoyants de son ensemble évoquent la métamorphose et la légèreté, tandis que son maintien et son expression concentrent l’idéal de la déesse moderne célébrée par la photographie Art Déco.

Saisie par l’un des photographes attitrés de Ziegfeld, cette image élève la showgirl au rang de symbole d’assurance féminine et d’art théâtral raffiné. Elle demeure aujourd’hui un témoignage éclatant de la transition entre l’âge d’or et l’époque du jazz, lorsque la scène devint le miroir des nouvelles idées de beauté, de liberté et d’expression de soi.

Sans titre (Artiste de revue aux rubans marins)

Interprète anonyme, vers1928
Tirage gélatino‑argentique, studio français ou viennois probable

Les bras levés dans un geste fluide, une danseuse de revue apparaît, parée non de plumes mais d’une cascade de rubans lustrés évoquant des algues marines, dont les reflets captent la lumière de l’atelier. À la fois danseuse et sirène, elle semble émerger d’un songe – incarnation des fantasmes océaniques et de la sensualité moderne qui dominaient l’ère ArtDéco.

Réalisée vers 1928, cette photographie proviendrait probablement d’un studio parisien ou viennois, tels que Manassé ou Boissonnas&Taponnier, maîtres du portrait théâtral mêlant performance, mode et art. Le numéro inscrit dans un coin atteste d’un tirage professionnel destiné à la promotion d’artistes de cabaret ou de revue, comme ceux du FoliesBergère ou du MoulinRouge.

Le regard assuré du modèle et sa pose harmonieuse expriment l’esprit de la FemmeNouvelle : indépendante, consciente de son image et dominatrice du regard. Par le jeu des rubans chatoyants et de l’éclairage vaporeux, la photographie transforme un portrait publicitaire en une véritable allégorie de la métamorphose – celle de la femme‑sirène, muse et icône moderne.

À la fois réaliste et fantastique, cette image témoigne de la fascination de l’entre‑deux‑guerres pour la beauté théâtrale, l’imaginaire aquatique et la liberté du corps féminin.

GabyFressy (Interprète du CasinodeParis, vers1920)

Gaby Fressy fut une danseuse et artiste de revue reconnue du CasinodeParis, l’un des grands temples du divertissement de la France de l’entre‑deux‑guerres. Apparaissant durant la décennie vibrante des Annéesfolles, elle incarnait l’image nouvelle de la femme sur la scène parisienne : indépendante, expressive et résolument moderne.

La carrière de Fressy s’épanouit au cœur de l’âge d’or du théâtre de variété français, lorsque le Casino de Paris rivalisait avec les Folies Bergère par l’éclat de ses productions. Les danseuses comme elle occupaient une place essentielle dans ces spectacles, admirées pour leur talent, leur précision et leur charisme — des qualités qui définissaient l’allure inimitable de la “showgirl” parisienne.

Sur scène, Gaby Fressy se distinguait par l’éclat de ses costumes, sa présence rayonnante et l’élégance enjouée que le public associait à la vie nocturne de Paris. Si elle n’atteignit pas la renommée internationale de contemporaines telles que Mistinguett ou JosephineBaker, elle partageait leur audace et leur joie d’exprimer la liberté à travers le mouvement.

Fressy représente les centaines de femmes dont l’art et la vitalité donnèrent rythme et éclat aux grandes revues parisiennes. Ses portraits conservés témoignent encore de l’énergie d’une époque où la scène parisienne rayonnait de couleur, de confiance et d’innovation.

🌟 Josephine Baker (1906 – 1975)

Née: Freda Josephine McDonald, St. Louis, Missouri, USA
Décédée: le 12 avril 1975 à Paris, France

Connue comme: Danseuse, chanteuse, actrice, résistante et militante des droits civiques

Jeunesse

Née dans la pauvreté en 1906, Joséphine commence à danser dans les rues de Saint-Louis avant de rejoindre des troupes de vaudeville à l’adolescence. Installée à New York au début des années 1920, elle connaît le succès dans des productions de la Renaissance de Harlem telles que Shuffle Along et The Chocolate Dandies.

Ascension vers la gloire à Paris

En 1925, elle s’embarque pour la France afin de tenir le rôle principal dans La Revue Nègre aux Théâtres des Champs-Élysées. Sa danse énergique et son audacieux costume à jupe banane font d’elle une sensation de la vie nocturne parisienne. À la fin des années 1920, elle était la vedette des Folies Bergère, devenant l’artiste américaine la plus célèbre d’Europe et un symbole des Années folles.

Carrière au cinéma et au théâtre

Elle a enrichi sa carrière grâce à des revues fastueuses et des rôles principaux dans des films français tels que Zouzou (1934) et Princesse Tam-Tam (1935). À la fin des années 1930, Joséphine Baker était l’une des artistes les mieux payées au monde, reconnue pour son élégance et son esprit novateur.

Héroïsme durant la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a rejoint la Résistance française, utilisant sa notoriété comme couverture pour faire passer des messages clandestins et aider les services de renseignement. Pour sa bravoure, elle a reçu la Croix de Guerre, la Rosette de la Résistance et la Légion d’honneur des mains du général Charles de Gaulle.

Engagement pour les droits civiques

Après la guerre, Baker est retournée aux États-Unis et a refusé de se produire devant un public ségrégué. Elle prit la parole lors de la Marche sur Washington de 1963, aux côtés de Martin Luther King Jr. En France, elle créa sa « Tribu Arc-en-ciel », une organisation multiculturelle qui adopta douze enfants du monde entier afin de promouvoir l’harmonie raciale.

Fin de vie et héritage

Des difficultés financières survinrent dans les années 1960, mais sa réputation connut un nouvel essor dans les années 1970. En 1975, après une célébration triomphale de ses cinquante ans de carrière à Paris, elle décéda subitement d’une hémorragie cérébrale. Plus de 20 000 personnes assistèrent à ses obsèques, où elle reçut les honneurs militaires français – une première pour une Américaine.

En 2021, la France l’inaugura symboliquement au Panthéon, la reconnaissant comme une héroïne nationale.

Impact

Joséphine Baker est une icône intemporelle de:

  • Liberté artistique et glamour
  • Résistance à l’oppression
  • Défense de l’égalité raciale

Son courage, son style et ses performances novatrices continuent d’influencer la musique, la mode et l’activisme social à travers le monde.